Samedi 20 Février 1999

<-- ^ -->

Col d'Hurtières (Grande Sure)

      Dénivelé : 1000m      Bon Skieur


Philippe Feautrier


Le mercredi précédant la sortie, ce lascar d’Henri Vinti me fait un canular dans lequel je plonge tête baissée. Il me téléphone le soir en me disant:

"Je m’appelle Du Pont De Velour, du CAESUG, je voudrais venir avec un groupe de 26 de mon labo a ta rando, penses-tu que le bus aura assez de place pour se garer sur le parking ???"

Ecrit comme ça, ça parait clair, mais le traitre se complait a m’embrouiller au téléphone dans des explications fumeuses, je lui fais répéter 10 fois, et je lui dis que je ne suis pas prêt a encadrer tant de personnes tout seul. Il finit par m’avouer son forfait après m’avoir cuisine un bon moment. Encadrants, attention...

Ca commençait bien ! On se retrouve donc 7 courageux le samedi matin sur le parking de physique, par un temps plutôt maussade, mais il ne pleut pas encore vraiment, ce qui nous pousse a nous bouger. Il fait très doux ce jour-la, et associé aux fortes chutes de neige de la semaine précédente, ça en fait un cocktail explosif pour la nivo. Je reste donc sur mon idée de cette balade en Chartreuse, bien protégée par une foret dense.

Départ de Mont St Martin / Lanfrey, au dessus du Fontanil vers 9h15. Il commence a pleuvoir fort, très fort a 900 m d’altitude. Juste au moment de partir, le chef s’aperçoit qu’il a laisse ses bâtons dans sa Clio sur le parking de physique, tout occupé qu’il était a faire le compte des Arvas et des pelles... Putain de journée, j’aurais mieux fait de rester au lit ! Je ne me dégonfle pas, je me trouve un bon bâton en bois dans la foret et décide de faire la montée comme ça. Vu la difficulté de la rando, ça passe sans trop de problèmes. Ça me donne un air rétro qui cadre mal avec mes fixations Dynafit Ultra-light, mais bon...

L’itinéraire de montée est classique, on passe par les Combes, puis on monte un chemin forestier pour rejoindre le Pas de l’Âne, ou on fait une petite pause. Il pleut vraiment fort, le groupe commence a accuser le coup, heureusement qu’Henri est la pour maintenir le moral des troupes. Du Pas de l’Âne, on reste sur un chemin a gauche qui nous mène à la crête des Banettes, au lieu de descendre dans le tranquille vallon a droite qui mène au col d’Hurtière, notre but initial. La crête se monte bien, mais on commence a ne plus rien y voir, le brouillard et la neige remplaçant peu a peu la pluie. On jette l’éponge (!) vers midi, a l’altitude 1800m, ayant assure le minimum syndical avec mes 900m de dénivelée par ce temps pourri. On redescend par le même chemin, dans une neige détrempée assez difficile a skier (ndlr: surtout sans bâtons...).

On rejoint non sans plaisir nos voitures a 13h. Les débutants du groupe étaient ravis (ce qui laisse augurer qu’ils seront bien vite mordus), les autres ont au moins la satisfaction d’avoir entretenu la forme.

Mon sentiment sur la rando: elle est sûre, bien adaptée aux conditions nivologiques pourries. Je pense que les paysages sont beaux, même si j'ai rien vu, mais la descente a ski n’est pas mémorable. Elle me semble plus adaptée aux raquettes.

Philippe.

-